Le langage secret des fleurs | Papillons de mots

Le langage secret des fleurs

Le 15 juin 2012

« Le langage secret des fleurs »
Vanessa Diffenbaugh
Presses de la Cité, 2011

J’avais déjà commencé à vous dire quelques mots de cet ouvrage ici. Je n’en rajouterai que très peu.

J’ai passé le mois de mai dans ses pages avec beaucoup de plaisir. Il ne s’agit pas d’une lecture extraordinaire, elle ne bouleversera ni l’histoire de la littérature, ni la mienne. Mais elle est belle,  attachante, bien écrite et vraiment très agréable à lire.

J’ai aimé y lire tous ces noms de fleurs et ces descriptions d’activités fleuristes (composition de bouquets, de centres de table, d’arrangements floraux). J’ai aimé y trouver une initiation à la botanique (classification des familles, dissection de fleurs …). J’ai aimé pouvoir y « toucher » les fleurs qui poussaient et s’offraient. J’ai aimé y goûter à l’atmosphère d’une serre, d’un grand marché floral, d’un domaine planté de vignes. J’ai aimé y retrouver les rues et les quartiers de San Francisco que j’ai eu la joie de parcourir il y a déjà neuf ans (ouf !). J’y ai aimé l’omniprésence de l’odeur de la terre, de l’humus, du végétal vert vibrant de vie organique.

Cependant, plus que de l’histoire d’une jeune fille handicapée des sentiments qui ne parvient à s’exprimer qu’à travers le langage des fleurs, il s’agit d’un texte fort sur les relations mère-fille. Plusieurs questions et thèmes sont abordés tacitement : la maternité est-elle une évidence ? L’amour maternel existe-t-il, est-il inné ? Une jeune fille abandonnée par sa mère peut-elle donner de l’amour à son enfant ou l’abandonnera-t-elle à son tour ?

Mousse = amour maternel

« S’il était vrai que la mousse poussait sans racines, si l’amour maternel germait spontanément, à partir de rien, peut-être avais-je eu tort de me croire incapable de m’occuper d’elle. Peut-être que les solitaires, les incompris, les mal-aimés avaient à offrir un amour aussi luxuriant que celui des autres. […] et je saurai l’aimer comme une mère aime sa fille, de manière imparfaite, et sans racines. »

L’ouvrage se termine par un dictionnaire du langage des fleurs composé par l’auteure, qui me donne un regard tout neuf sur mon jardin ! Peut-être Vanessa Diffenbaugh réussira-t-elle à remettre ce langage à la mode ?



1 grain de pollen to “Le langage secret des fleurs”

  1. […] Et j’ai également eu envie de mêler les couleurs de mes fleurs aux mots d’un de mes poèmes préférés de Baudelaire (le plus célèbre des faux pantoums) ainsi qu’aux définitions du dictionnaire du langage des fleurs de Vanessa Diffenbaugh : […]

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