Pile de lecture | Papillons de mots

Pile de lecture

Le 3 décembre 2011

Actuellement, je suis en train de lire le livre d’une femme-courage, d’une femme debout dont je vous parlerai bientôt. Mais avant que cette lecture ne soit achevée, j’ai comme d’habitude, de la lecture en réserve sur mon étagère (et encore je ne vous montre pas la partie « revues de poésie » ni la partie « bandes dessinées » ni la partie « beaux livres » ! Oui je dévore littéralement les livres !)

Comme je vous le disais il y a quelques temps, j’aime particulièrement ce moment où l’on choisit ou le moment où l’on reçoit de nouveaux ouvrages. On les touche, on les caresse, on en lit la quatrième de couverture et on imagine les futurs moments passés en conversation avec eux.

Les 5 que vous voyez ci-dessus se divisent en deux catégories : deux livres que j’ai acquis il y a deux jours et trois livres empruntés ce matin-même à la bibliothèque bien achalandée de mon petit village :

Livres acquis :

« Lumières » de Marie Laugery, Editions Le Solitaire, 2009, recueil de poésie.
J’avais déjà lu « Bleu, planète » publié en 2010 que j’avais intensément aimé. J’aime la langue poétique toute en finesse et en délicatesse de Marie Laugery. Ses poèmes portent à la rencontre du monde et de soi. Les premiers vers de cet ouvrage sont une belle promesse :

Extraire la lumière
des carrières
qui nous encerclent

« Des gens comme vous et moi » d’Anick Baulard, ASA Editions 2011, recueil de nouvelles.
Je connaissais Anick Baulard en tant qu’haijin ou haïkiste, bref en tant que rédactrice de haïkus, petits poèmes d’origine japonaise dont je goûte particulièrement la lecture. J’avais beaucoup aimé « Saisons de femme ». Alors j’étais curieuse de la découvrir en tant que nouvelliste, d’autant plus que le thème de ce recueil me parle :

« Des gens comme vous et moi », ou presque … Vous les croisez dans la rue sans les remarquer et vous ne saurez jamais rien d’eux. (…)
Et si, au détour de quelqu’une de ces nouvelles, vous vous reconnaissez un peu en l’un d’entre eux, n’en soyez pas trop surpris : « des gens comme vous et moi » vous dis-je ! »

Extrait de la quatrième de couverture

Livres empruntés à la bibliothèque :

« L’ultime conviction du désir » de Richard Bohringer, Flammarion, 2005
J’ai pris ce livre juste parce qu’il est écrit par Bohringer et que je vénère cet homme ! Parce que j’aimerais un jour l’entendre en lecture dire que « c’est beau une ville la nuit » ! Et parce que c’est un livre d’un message d’un optimisme et d’une joie formidable :

« Mais toi, aime-la cette vie. Casse-lui la gueule. Bouleverse-toi d’elle.
Elle te donnera des ailes. Et tu voleras comme le cormoran argenté. »

Extrait de la quatrième de couverture

« Poète et paysan » de Jean-Louis Fournier, Stock, 2010
J’ai choisi celui-ci juste à cause du titre en fait, je l’avoue !

« Dans les forêts de Sibérie » de Sylvain Tesson, Gallimard, 2011
Oui, cet ouvrage vient de recevoir le Prix Médicis mais ce n’est pas pour cela que je l’ai choisi. Je l’ai choisi parce que le sujet me parle et qu’il est certain que je finirai moi-même par sortir du monde un jour. Je l’ai choisi aussi parce qu’il y a quelques mois j’avais vu sur France 5 le documentaire « 6 mois de cabane au Baïkal » que Sylvain Tesson avait tourné pendant la rédaction de cet ouvrage et j’avais été fascinée, voilà.

« Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien  ne sera tout à fait perdu. »

Extrait de la quatrième de couverture

Voilà, de beaux moments de lecture en perspective. Je reviendrai très certainement vous parler de chacun de ces ouvrages en cours et en fin de lecture.



5 grains de pollen to “Pile de lecture”

  1. souslesmots dit :

    je ne vais rien noter. Parce que j’ai déjà une liste interminable de livres que je veux lire (et donc acheter…). Enfant je pensais que le bonheur c’était une bibliothèque gigantesque, le silence et un fauteuil bien moelleux. aujourd’hui comment dire ? :)) J’envisage un casse à la fnac !

  2. Mariposa dit :

    Idem !
    En fait, j’ai un carnet rempli de références de livres à lire et je n’en ai encore lu aucun (soupir). Mais chaque fois que je vais rendre une fournée de livres à la bibliothèque, bien que je me sois promis de ne pas en emprunter « cette fois-ci » pour mieux me consacrer aux ouvrages en attente, je récidive !

  3. souslesmots dit :

    curieusement je n’arrive plus à emprunter mes livres à la bibliothèque. Enfant c’était mon chez moi et je repartais toujours en soudoyant la bibliothécaire pour emmener plus de livres que permis normalement, mais aujourd’hui..je n’aime plus.
    Les livres abimés, trop cornés, griffonés, sentant le vieux papier. Quand je pense au nombre de fois ou j’ai dévalisé des bouquinistes…maintenant je préfère attendre et avoir mon exemplaire, éventuellement d’occasion mais en bon état.
    Je suis devenue snob du livre dis donc :))

    • Mariposa dit :

      Je pense que c’est aussi une question de lieu. Moi non plus je n’aime pas avoir en main un livre abimé, car l’objet en soi est tout aussi important pour moi que le texte qu’il renferme. La bibliothèque où je vais est bien tenue et les livres y sont propres et bien entretenus par ceux qui les empruntent. C’est une petite bibliothèque de village très chaleureuse qui n’a pas ce côté « immense » et « aseptisé » des grandes médiathèques qui me déboussolent et m’intimident. Et en même temps, on y trouve les dernières nouveautés littéraires dans pratiquement tous les genres (manque toujours la poésie !).
      L’idéal pour moi serait aussi d’avoir ma propre grande (immense) bibliothèque personnelle où tous les ouvrages m’appartiendraient, mais comme je n’ai pas assez de place, la bibliothèque est un compromis.

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